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 Lettre n°2 / Février 2008

ZOOM sur...
Votre droit d'accès au dossier accident du travail ou maladie professionnelle de votre salarié


ACTUALITÉS

ARRÊT DE TRAVAIL
Obligation de présence à domicile de vos salariés 

HAUTE-LOIRE
Une affiche pour lutter contre l'arrêt de travail abusif 

NOUVEAUTÉ INTERNET
Un site dédié au risque routier professionnel

LE CHIFFRE  :  26,7 %
des employeurs en Auvergne utilisent le Compte Employeur

LA PAROLE à...

Jean-Claude Gouteyron

Agent enquêteur assermenté de la CPAM de Haute-Loire nous parle de son métier


SANTÉ AU TRAVAIL
Les troubles musculo-squelettiques (TMS), un enjeu de santé au travail

CONSEILS PRATIQUES
Embauche : dans quels cas demander l'immatriculation d'un salarié ?

Où trouver de la documentation sur la prévention des risques professionnels ?


Au sommaire du prochain numéro


ARRÊT DE TRAVAIL 
Obligation de présence à domicile de vos salariés

 

Les heures de sorties autorisées en cas d’arrêt de travail ont été modifiées par décret le 12 septembre 2007.

 

Ce qui change :

  • Le médecin prescripteur peut interdire les sorties.
  • Le médecin prescripteur peut autoriser les sorties. Son patient doit alors respecter les horaires de présence obligatoire à son domicile : 9h-11h et 14h-16h. Ces plages horaires de repos ne sont pas modifiables. 

  • Le médecin peut, par dérogation, autoriser les sorties libres si l’état de santé du patient l’exige. Elles doivent donc rester exceptionnelles.

Ce qui ne change pas : 

  • Les sorties du département restent soumises à autorisation préalable : l’assuré doit adresser une demande écrite et motivée à sa caisse qui lui notifie sa décision en retour.

  • Les sorties pendant les heures de repos sont autorisées pour se rendre à un examen ou une consultation médicale.

  • Des contrôles de présence à domicile sont réalisés par les caisses. Si l’assuré est absent de son domicile, il lui sera demandé d’adresser à sa caisse un justificatif de son absence.

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HAUTE-LOIRE 
Une affiche pour lutter contre l’arrêt de travail abusif

 

"L’arrêt de travail abusif est un acte grave." Tel est le slogan de l’affiche réalisée par la caisse primaire d'Assurance Maladie et la Mutualité Sociale Agricole de la Haute-Loire et diffusée actuellement aux employeurs du département.  

Cette affiche a pour objectif de rappeler les règles en matière d'arrêt de travail. Si votre entreprise a plus de 9 salariés, vous la recevrez et pourrez relayer l'information auprès de vos employés.  

Cette action s’inscrit dans une campagne d'information qui a démarré fin 2007 en direction des assurés et des professionnels de santé. La CPAM et la MSA, confrontées à la même situation en matière d'arrêts de travail, cherchent à avoir une action commune et homogène sur l'ensemble du département. En effet, la CPAM et la MSA de la Haute-Loire ont constaté une augmentation importante des arrêts de travail sur l'année 2007. En rappelant les règles à respecter, ainsi qu'en continuant leur politique de contrôle des arrêts de travail, ces deux organismes entendent bien infléchir cette tendance à la hausse des arrêts de travail en Haute-Loire.  

Parce que dans un système basé sur la solidarité, les abus pénalisent tout le monde, il faut veiller au respect des règles et contrôler ceux qui ne les respectent pas.  

Pour tout renseignement, contactez le 0 820 904 227 (coût d'un appel local, soit 0,118 € / min).

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Nouveauté internet
Un site dédié au risque routier professionnel

www.risque-routier-professionnel.fr est un nouveau site internet dédié au risque routier professionnel, première cause d’accidents mortels au travail. Il s’adresse prioritairement aux dirigeants et cadres de grandes et petites entreprises.

Ce site est pédagogique et pratique.

Vous y trouverez les textes (bonnes pratiques et textes réglementaires) traitant du risque routier professionnel.
 

Vous pourrez aussi vous évaluer par rapport au risque routier, trouver toute l’information utile pour mettre en œuvre des actions de prévention du risque routier (cas concrets, mutualisation d’expériences…), et enfin être orienté vers un contact local. 

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Votre droit d’accès au dossier accident du travail ou maladie professionnelle de votre salarié

Tout accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail bénéficie de la présomption d’imputabilité prévue à l’article L411.1 du code de la Sécurité Sociale et il appartient à la caisse ou à l’employeur de rapporter la preuve contraire. 

Toute instruction menée en faisant appel à divers moyens d’investigations tels que :

  • sollicitation de témoignages (victime, employeur, témoins, gendarmerie),
  • consultation d'experts (praticiens conseils, ingénieurs conseils),
  • visite des lieux…

se doit d’être « contradictoire » : les deux parties, victime et employeur, peuvent prendre connaissance de tous les éléments constitutifs du dossier, susceptibles de leur faire grief, avant toute prise de décision par la caisse. 

Il en est ainsi pour toutes les demandes de maladies professionnelles.

De même, lorsque la complexité d’un dossier d’accident du travail le nécessite ou si l’employeur a émis des réserves motivées remettant en cause la matérialité de l’accident (circonstances de temps et de lieu ou existence d’une cause étrangère au travail), diverses investigations sont également menées.

Les résultats de toutes les investigations réalisées seront intégrés dans le dossier d’instruction.

La consultation des parties
  
Dès la fin de l’instruction du dossier, et dès lors qu’il y a eu investigation complémentaire ou réserve de l’employeur,  la caisse primaire d’Assurance Maladie vous adresse une lettre de clôture d’instruction et vous offre la possibilité de  venir consulter le dossier avant la date de prise de décision.  

La faculté de consultation du dossier sur place reste compatible avec le respect des délais d’instruction et de clôture du dossier et suffit à garantir l’obligation d’information.  

Bien que la consultation du dossier sur place soit la voie normale d’accès au dossier, l’une des parties peut toutefois être dans l’impossibilité de se déplacer et souhaiter copie des pièces du dossier. La caisse peut y répondre favorablement mais cette possibilité doit rester très exceptionnelle et peut faire l’objet d’une facturation.

ATTENTION : en aucun cas, ni les échanges de courrier, ni le délai d’envoi n’auront pour effet d’allonger le délai de consultation et de retarder la prise de décision.

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Demande de maladie professionnelle

Dès réception de la déclaration de maladie professionnelle et du certificat médical, la caisse primaire d’Assurance Maladie vous informe de la déclaration faite par votre salarié et vous demande d’aviser le médecin du travail qui suit votre entreprise.

La caisse dispose de trois mois au maximum pour instruire le dossier en vue d'une décision de reconnaissance ou de rejet du caractère professionnel de la maladie. Si la complexité du dossier l'exige, elle peut prolonger de trois mois la durée de l'instruction, à condition d'en informer par écrit la victime et l'employeur.

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Dossier d'accident du travail

Dès réception de la déclaration d'accident et du certificat médical descriptif des lésions, la caisse primaire d'Assurance Maladie vérifie les informations portées par l’employeur sur la déclaration d'accident du travail et notamment que l’accident est bien survenu par le fait ou à l'occasion du travail, à une personne travaillant pour l’employeur, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit. Elle vérifie également la concordance des lésions de la victime décrites par l’employeur d’une part et sur le certificat médical d’autre part. 

Dès lors que les éléments du dossier sont cohérents et concordants, l’accident du travail fait l’objet d’une prise en charge immédiate.

Attention : la CPAM n’est pas tenue d’informer l’employeur dès lors qu’elle a pris une décision immédiate de reconnaissance sans procéder à des mesures d’instruction. 

La caisse dispose de 30 jours, pour instruire le dossier, à compter de la date de réception de la déclaration d'accident (DAT) faite par l’employeur et du certificat médical descriptif des lésions adressé par le médecin. 

Pour permettre l’instruction complète du dossier, la caisse peut prolonger de deux mois au maximum la durée de l’instruction ; elle en informe la victime et l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception.

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Réserves motivées de l'employeur

Lorsque vous déclarez un accident du travail, vous pouvez, si vous disposez d’éléments concrets, susceptibles de remettre en cause la matérialité de l’accident, émettre des réserves motivées. 

Ces réserves doivent être précises et porter sur les circonstances de temps et de lieu de l’accident ou sur l’existence d’une cause totalement étrangère au travail.

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Facturation (frais de copie et d’affranchissement)

En application du décret n° 2001-493 du 6 juin 2001 publié au JO du 10 juin 2001 relatif aux modalités de communication des documents administratifs, la caisse peut, en informant préalablement la partie concernée, lui facturer le coût lié à la reproduction des pièces et aux frais d’affranchissement.

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26,7 % des entreprises utilisent le Compte Employeur

Succès pour le Compte Employeur en Auvergne
Au 31 décembre 2007, 22,7 % des entreprises de la région Auvergne s’étaient inscrites au Compte Employeur. La région Auvergne se classait ainsi au troisième rang derrière l’Ile de France et l’Alsace. Cette place montre tout l'intérêt que les entreprises auvergnates portent à ce nouveau service.

Au 5 février 2008, 26,7 % des entreprises étaient inscrites.

Le Compte Employeur, un outil de gestion en ligne
Si votre entreprise emploie plus de 10 salariés : votre taux accident du travail prend en compte tout ou partie des données chiffrées qui vous sont propres. Vous pouvez, grâce au Compte Employeur en ligne, accéder au récapitulatif actualisé en continu de votre compte employeur, suivre le report des prestations réglées par les CPAM et vérifier l’exacte inscription de vos salaires et effectifs. Vous pouvez analyser au fur et à mesure de la survenue des accidents du travail et maladies professionnelles dans votre entreprise, leurs coûts et impacts sur votre cotisation accident du travail.

Pour utiliser ce service, connectez-vous depuis www.cram-auvergne.fr ou www.risquesprofessionnels.fr, puis laissez-vous guider.

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Les troubles musculo-squelettiques, enjeu de santé au travail 

Le nombre des troubles musculo-squelettiques (TMS) n’a pas cessé d’augmenter en France au cours de la dernière décennie jusqu’à constituer la pathologie professionnelle la plus répandue.

Les TMS constituent un véritable enjeu de santé au travail. En 2006, le tableau n° 57 des maladies professionnelles qui intègre la plupart des pathologies du membre supérieur (main, poignet, coude, épaule) totalisait 29 379 cas de TMS, soit près de 70 % de l’ensemble des maladies professionnelles constatées.

Les TMS réunissent diverses maladies qui touchent tous les segments corporels permettant à l’homme de bouger et de travailler. La douleur est l’expression la plus manifeste de ces troubles. Les TMS recouvrent aussi bien la fatigue posturale que des affections bien caractérisées. La première est réversible pour autant que l’exposition aux facteurs de risque cesse ; les secondes nécessitent obligatoirement une thérapeutique. La lombalgie est le TMS le plus répandu. Le syndrome du canal carpien représente environ la moitié des affections périarticulaires du membre supérieur reconnues comme maladies professionnelles. Les épaules douloureuses ou enraidies sont de plus en plus fréquentes. De plus, les conséquences socio-économiques des TMS sont multiples. Au niveau individuel, ils génèrent des incapacités fonctionnelles et peuvent compromettre le maintien dans l’emploi. Au niveau des entreprises, ils peuvent entraîner absentéisme, turn-over et baisse de qualité des produits fabriqués et engendrer des coûts élevés.

Les secteurs les plus touchés sont l’industrie automobile, l’habillement, le textile, l’agroalimentaire et le BTP. Ainsi, les TMS constituent une priorité de la prévention des risques professionnels. Bien que les symptômes de ces maladies soient connus, les facteurs susceptibles d’en favoriser l’apparition demeurent complexes. “La prévention des TMS passe nécessairement par un diagnostic ergonomique construit autour d’une démarche de projet… Il n’existe pas de recette toute faite pour prévenir les TMS” explique Michel Aptel, responsable du laboratoire Biomécanique et Ergonomie de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité).

Pour en savoir + :

Consultez la plaquette « Prévenir les TMS » réalisée par la Cram Auvergne

Dossier TMS du site AMeli risques professionnels

Dossier INRS : les TMS des membres supérieurs

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Embauche : dans quels cas demander l'immatriculation d'un salarié ? 

Si votre salarié est en possession d’un document justifiant de son immatriculation (carte vitale, attestation de droit…), vous n’avez pas de déclaration à faire auprès de la caisse primaire d’Assurance Maladie.

Si votre salarié n’a jamais été immatriculé à la Sécurité Sociale, vous devez demander son immatriculation.

La demande d'immatriculation se fait par la Déclaration Unique d'Embauche (D.U.E.). Ce document est à adresser à l'URSSAF. Cette déclaration peut être effectuée en ligne sur le site : www.due.fr.

Si vous n’avez pas d’information sur l’immatriculation de votre salarié, suite à la Déclaration Unique d’Embauche, vous devez compléter une Demande d’Immatriculation et l’envoyer à la caisse primaire de son lieu de résidence.

Cet imprimé est disponible sur www.ameli.fr > Cerfa 12044*01 ou Réf. S 1202.

Vous pouvez également contacter l’Espace Employeur au 0 820 904 227 afin de vérifier si votre salarié est déjà immatriculé.

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Où trouver de la documentation sur les risques professionnels ?

Le Département Risques Professionnels (DRP) de la Cram Auvergne met à votre disposition un ensemble de supports d'information : brochures, affiches, vidéos, notes documentaires, recommandations, aide-mémoire juridiques… Ces services sont gratuits pour les entreprises qui relèvent du Régime Général de Sécurité Sociale. 

Concernant la documentation INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) : connectez-vous sur le site www.inrs.fr ou sur le site de la Cram Auvergne où la plupart de ces documents sont téléchargeables.  

Le service documentation du DRP, service public d’information en santé au travail, a pour mission de vous aider à rechercher une réglementation, un équipement de travail, des fournisseurs de matériels de protection…

Vous pouvez le contacter :


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 La parole à...

Jean-Claude Gouteyron, vous êtes agent enquêteur au sein de la CPAM de la Haute-Loire, quels sont les thèmes principaux sur lesquels vous travaillez en relation avec les employeurs ?

JCG : Je réalise des enquêtes sur les maladies professionnelles et sur les accidents du travail mortels ou considérés comme suspects. Ces enquêtes me sont confiées par le service gérant les maladies professionnelles et les accidents du travail.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la réalisation des enquêtes concernant les maladies professionnelles ?

JCG : Dans le cadre de l’instruction d’un dossier de maladie professionnelle, je réalise une enquête administrative. Je commence par recueillir la déposition de la victime, que j’interroge sur son ou ses emplois actuels et précédents en fonction de la pathologie déclarée. J’applique ensuite la même procédure envers le responsable de l’entreprise.

Je me rends ensuite le cas échéant sur le poste de travail de la victime, en fonction de la maladie déclarée. Par exemple, pour une tendinite, j’évalue la gestuelle exécutée et sa répétitivité.

Mon enquête se termine par la rédaction d’une synthèse, qui tient compte des différentes dépositions et de mes propres observations. Le dossier est étudié dans le cadre d’un entretien appelé “colloque médico-administratif” (instance réunissant le service médical et le service administratif de la caisse) qui aboutit à une décision conjointe de rejet ou de prise en charge de la maladie au titre des risques professionnels.

Enquêtez-vous sur tous les accidents du travail ?

JCG : Non, l’enquête est obligatoire en cas d’accident mortel. Je mène également des investigations sur les accidents pour lesquels l’employeur a émis des réserves et sur les cas suspects/complexes/particuliers.

Dans le cas d’un accident mortel, je prends les dépositions des ayants droit - veuf(ve), concubin(e), enfants, ascendants -, des responsables de l’entreprise et des témoins éventuels. Une aide est notamment fournie aux ayants droit dans les formalités à remplir.

Et pouvez-vous nous en dire plus sur les accidents du travail suspects ?

JCG : Ce sont des accidents du travail pour lesquels les employeurs émettent des doutes sur la réalité des faits ou encore sur la bonne foi de l’employé. Je recueille alors une déposition de la victime, des témoins et des responsables de service.

Avez-vous des demandes émanant directement des employeurs ?

JCG : En effet, il arrive que des employeurs nous demandent de réaliser des contrôles de présence à domicile de certains de leurs employés en arrêt de travail. Ces demandes doivent être motivées. S’il s’agit d’un problème de justification médicale, nous le signalons au Service Médical, ou orientons l’entreprise sur des sociétés spécialisées qui diligentent à la charge de l'employeur un contrôle au domicile du malade, par passage d’un médecin.

J’en profite alors pour informer les employeurs des dernières évolutions de la réglementation, comme les heures de sorties autorisées pendant un arrêt de travail.

Transmettez-vous d'autres informations aux employeurs lors de vos enquêtes ?

JCG : Quand le cas se présente, j’informe les employeurs que je n’ai jamais rencontrés qu’ils ont la possibilité de nous adresser sur Internet les attestations de salaire de leurs employés en arrêt de travail, un service proposé par l’Assurance Maladie sur le site net-entreprises.fr.

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A paraître dans notre prochain numéro :

Un dossier sur la subrogation

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 Votre avis nous intéresse

N'hésitez pas à nous adresser vos remarques et suggestions sur cette lettre électronique.  

 

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